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T-Systems : Communiqué de presse de la fédération des sociétés d’études

lundi 28 janvier 2013 par admin

Quand Deutsche Telekom sous-traite un PSE à un repreneur et démantèle sa filiale informatique en France

Depuis de nombreuses années, T-Systems France (TSF) affiche un compte de résultat déficitaire. La situation s’est encore aggravée depuis les PSE de 2008 (env. 50 postes supprimés) et 2010 (324 postes, soit 20% des effectifs). La perte pour 2012 dépasse 35 M€, contre 24,5 l’année précédente, et un nouveau PSE, impactant principalement le site de Toulouse, est déjà en cours (57 postes).

C’est dans ce contexte que le Groupe Deutsche Telekom, actionnaire unique de T-systems international (TSI), la maison mère de TSF, a décidé en septembre 2012, la cession de l’activité d’intégration de systèmes de TSF, soit environ 600 personnes sur un effectif total de 1000 salariés.

Ce qui inquiète le plus les salariés potentiellement cédés et leurs représentants, c’est le choix du repreneur : EFFITIC, filiale de la Holding DACP.

EFFITIC, créée par l’ancien Président de Prologue, lui-même débarqué par ses actionnaires pour avoir créé cette société et acheté en son nom une filiale d’EDS convoitée par Prologue, est actuellement en procès avec Prologue, qui réclame la substitution à EFFITIC dans la cession, ou à défaut une indemnité de 32 M€. Son DAF a été licencié à l’époque par Prologue pour faute lourde, confirmée par un jugement très sévère du Conseil de Prud’hommes de Longjumeau.

Avec environ 500 salariés, EFFITIC affiche un bénéfice en 2011 d’environ 500 000 €, à rapprocher de son crédit d’impôt recherche d’1,4 M€. C’est donc l’Etat qui subventionne cette société. Bien entendu, ce projet, s’il va à son terme, aura de lourdes implications pour les autres salariés de TSF. En particulier, les fonctions supports vont connaître une véritable saignée. Dans le même temps, l’autre grande activité de l’entreprise, l’infogérance, va subir elle aussi une « optimisation » qui apparaît comme le point d’orgue d’une stratégie de délocalisation mise en œuvre depuis plusieurs années. Au final, il resterait moins de 300 salariés dans l’entreprise.

Ce démantèlement de TSF est piloté par un Directeur Général, Guy Malibas, dont le poste a été créé pour l’occasion et pour une durée d’un an. Mais Guy Malibas n’est pas salarié de TSF. Il intervient via sa propre société basée en Belgique, comme consultant d’EMDS, qui a déjà préparé la liquidation de la filiale italienne. Cette société est directement payée par le Groupe en Allemagne qui prend toutes les décisions ; ce n’est pas pour mettre en confiance les salariés. Pas plus que le fait d’apprendre que le repreneur va non pas payer mais recevoir de l’argent de TSF pour lui « racheter » cette activité. De quoi, à n’en pas douter, attirer des repreneurs avec un vrai projet de développement de l’activité !

TSF pourrait en subir les conséquences tant sur le plan social que financier. Les salariés comptent bien mettre en avant les responsabilités du groupe, qui a calqué sa stratégie de première SSII en Allemagne sur des filiales en Europe à échelle beaucoup plus petite, et qui ne sont pas en mesure, ni de gagner les plus gros contrats, ni de supporter les coûts inhérents à une structure surdimensionnée. Leur stratégie n’est pas du tout adaptée aux réalités de leur marché national respectif. Cet échec n’est pas, pour les salariés, une fatalité. Il s’agirait plutôt de changer radicalement tant l’orientation sur le marché que l’organisation de la société, pour valoriser des compétences qui ne demandent qu’à s’épanouir. Tout ceci pourrait bien écorner l’image de T-Systems et du groupe Deutsche Telekom. Mais au-delà, il se pourrait que les salariés ne laissent pas opérer sans réagir ce qui apparaît comme la sous-traitance partielle d’un plan de licenciement massif, et la mise à mort délibérée d’une grande partie de l’entreprise ; un moyen de ne pas payer les conséquences d’une stratégie désastreuse en refusant les investissements nécessaires.

La CGT n’accepte pas ces choix ; elle œuvrera, avec les salariés, pour la défense des emplois, la sauvegarde et l’amélioration des conditions de travail.

Montreuil, le 25 janvier 2013

Fédération des Sociétés d’Etudes
Case 421 – 263, rue de Paris
93514 MONTREUIL Cedex

Tél : 01 55 82 89 41 – Fax : 01 55 82 89 42
E-Mail : fsetud@cgt.fr – Site Internet : www.soc-etudes.cgt.fr


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